Bon, bon, bon...

La rentrée est faite, le blog va reprendre le rythme normal des choses !

On va commencer tout doux, tout beau, avec le petit bonheur de la semaine (dernière, pour le coup !). Ca faisait longtemps, hein !

Chez (presque) nous toutes, nos petits chéris ont repris le chemin de l'école.

Cette année, mon grand Khallys a fait sa rentrée au CP. Un cap !

Et ma moyenne Louisa a fait sa rentrée en petite section. Une grande étape, aussi !

 

Vous vous en doutez, les deux rentraient en même temps : le même joue, à la même heure... Et mon coeur de maman ne pouvait se résoudre à en laisser un pour accompagner l'autre. Chaque rentrée est un moment unique. A fortiori quand il s'agit de classes-clé comme le CP et la PS !

Insomnie, gros orage de folie (je pense fort aux tarn-et-garonnais qui ont vraiment subi ces intempéries...), réveil difficile...

 

Mais le matin venu, on est partis à 5, pour amener Khallys dans sa cour. Puis papa a amené Louisa dans sa classe, et moi, la gorge serrée, Khallys dans la sienne, avec Ilouane. Je lui ai doucement expliqué que je restais un petit temps avec lui, puis que je rejoignais vite Louisa dans sa classe, lui faire un dernier bisou (et surtout essuyer son gros chagrin, pensais-je sans le lui avouer, je ne voulais pas lui rajouter du stress !).

 

Mon petit bonheur, cette semaine, celui qui a empli mon coeur de bonheur, c'est quand il a murmuré "C'est bon, maman. Tu peux y aller maintenant si tu veux."

52petitsbonheurs

 

A ce moment précis, je me suis sentie good enough mother. J'ai su que son réservoir était assez plein pour affronter cette matinée dans cette nouvelle école, dans cette nouvelle classe, avec cette nouvelle maîtresse. Il n'aura fallu que ces quelques mots pour me redonner le sourire, moi qui angoissais autant que lui de le voir s'envoler vers l'école élémentaire, puis le bac, le mariage, bouhouhou j'en pleure déjà !

 

Pour la petite histoire, j'ai donc vite vite rejoint la classe de Louisa, où son père nous attendait encore. Le maître (alors que j'avais expliqué tout l'été à Louisa qu'elle aurait une maîtresse !) avait très bien compris la situation et avait permis qu'il reste encore un peu quand presque tous les autres parents étaient partis. La demoiselle venait de finir un très joli dessin, et s'attaquait à la caisse de constructions. Pas perturbée pour un sou, ma poulette ! On a donc -rapidement- rempli son réservoir d'amour à elle aussi, bisou, câlin, "à tout à l'heure, je t'aime", et on s'est échappés sur la pointe des pieds, au milieu des pleurs et des hurlements, que Louisa regardait d'un drôle d'oeil d'ailleurs, elle qui n'avait jamais connu la collectivité. Moi qui la sais si sensible, et qui sanglote très fort quand un évènement qui me semble quelconque la touche en plein coeur... Elle a drôlement bien géré l'affaire, ma petite puce !