Il y a quelques mois, alors que j'attendais mon tour chez le médecin, j'ai vu un tank débarquer. Honnêtement, je n'avais jamais vu une poussette aussi grosse. Je me suis demandé comment la maman qui la poussait devait faire dans les ascenseurs, dans les magasins ou dans le métro à heure de pointe... A coup sûr, cette limousine coûtait aussi cher qu'elle prenait de la place dans le couloir. La curiosité, c'est mal. Mais je n'ai pas pu m'en empêcher... Un rapide tour sur Google, le nom de la poussette écrit en énorme sur son châssis... et là, la stupéfaction.
Honnêtement je n'en reviens toujours pas. Je n'aurais jamais cru que les angoisses des parents et leur désir de confort et de sécurité pour leur bébé pouvait leur faire dépenser autant. Mais c'est un autre débat.
Bébé, Khallys avait, bien sûr, une poussette sur laquelle j'enclenchais directement son cosy. Je l'aimais bien, mais... J'avais également une écharpe de portage que l'on m'avait offerte, et je me sentais tellement mieux quand j'avais mon bébé tout contre moi...
Petit à petit, nous avons pas mal utilisé les transports en commun. Khallys se faisait plus lourd, je marchais davantage. Nous avonc décidé d'acheter une seconde poussette, à prix raisonnable, plus confortable que celle qu'il avait, évolutive (je prévoyais déjà pour de futurs bébés !).
L'écharpe était toujours dans le panier de la poussette, mais Khallys était fier comme un pape dans son bolide !
Louisa est arrivée au printemps. Les premières semaines de sa vie, j'ai ressorti l'écharpe. Mais mon dos était douloureux, et surtout, elle avait toujours trop chaud. Elle a donc largement utilisé la poussette que Khallys était moyennement content de lui céder ! La poussette nous suivait partout, tout le temps, mais on poussait les 3/4 du temps une poussette vide : Louisa marchait à côté ou voulait que je la porte ! On a alors investi dans un manduca : je pourrai ainsi la porter sur mon dos, plus facilement qu'avec l'écharpe. Non, non, non. Elle n'en voulait pas ! Elle hurlait là-dedans, dès les premières secondes !
Quand Ilouane est né, j'avais évidemment préparé la nacelle, mais je savais très bien que je chercherai avec lui à combler le manque de portage de Louisa. Le manduca a été notre meilleur ami dès ses premiers jours ! Facile et rapide à installer et à retirer, je ne savais pas faire sans lui, et à ce jour, il est encore de toutes nos sorties. A peine assis là-dedans, mon tout petit fait le beau, fait le grand, regarde tout autour de lui, puis, dès qu'il le souhaite, il pose sa tête contre moi et s'y endort, bercé par mes pas et le battement de mon coeur. Je n'ai plus qu'à rabattre sur lui la capuche intégrée, et le voilà coupé du monde extérieur. Plus rien n'existe pour lui que lui, moi, et sa joue contre moi.
Ilouane a déjà presque 6 mois. En 6 mois, ce petit monsieur a été posé deux fois en poussette ! Et pour sa première je n'ai même pas de photo : je tenais la main de Louisa d'un côté, poussais Ilouane (qui -évidemment- pleurait) de l'autre, et, à l'heure où la pauvre aurait dû être à la sieste, je la faisais courir comme une folle (là, je vous laisse juger si je parle d'elle ou de moi !), sous la pluie, en retard pour le 2e rendez-vous avec le pédiatre. J'ai regretté cette idée saugrenue que j'avais eue, de laisser le manduca à la maison en pensant que la poussette serait plus pratique !
Au retour, devinez quoi... Ilouane, endormi, se faisait pousser, mais je le poussais avec mes deux mains : Louisa était sur mon dos !

loulou

Avec Louisa, le portage physiologique a de beaux jours devant lui, hum !

 

Deuxième sortie poussette pour mon tout petit : mais c'est qu'il était fier comme tout là-dedans !